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Quelle URL pour vos sites ?

Aujourd’hui, l’expansion de vos sites à l’international reste une problématique complexe, il ne s’agit plus de mettre en place un site par pays identique au site français, mais plutôt de se poser la question d’améliorer l’expérience en ligne pour chacun de vos potentiels clients à l’international.

Une stratégie web international est désormais un impératif stratégique :

  • Quels contenus proposer en fonction du pays concerné ?
  • Quelles méthodes de vente, logistique choisir en fonction des préférences nationales ?
  • Quelles stratégies SEO mettre en place pour pénétrer un marché à l’international ?
  • et bien d’autres

L’idée de cet article est d’être bien en amont de l’ensemble de ces sujets : quelle structure d’URL choisir pour étendre son site à l’international ?  Souvent laissé aux responsables informatiques ou hébergement, la question est pourtant bien plus vaste qu’un simple choix technique.

Plusieurs stratégies existent, chacune ayant ses contraintes et ses avantages, et le tout est de choisir celle qui sera le plus en adéquation avec vos besoins et moyens.

 

La technique ccTLD (Country Code top Level Domain)

Il s’agit de la terminaison du nom de domaine avec le diminutif du pays : .fr pour la france, .es pour l’espagne, .ca pour le canada par exemple.
L’avantage principal de cette technique, est d’avoir, dans ce cas, un ciblage géographique très clair et naturel. Les moteurs de recherche vont directement identifier votre site comme étant pour le marché français, espagnol ou canadien si nous suivons l’exemple ci-dessus. C’est le signal le plus fort pour la localisation d’un site, aucune ambiguïté possible.
Il y a toutefois quelques complexités à prendre en compte :
  • La gestion de vos sites sur deux back offices différents
  • Le nom de domaine .ca ne pourra pas bénéficier de la notoriété SEO du nom de domaine .fr.
Cette technique est celle qui permet de maximiser votre présence dans le pays concerné, c’est une technique adoptée par les plus grands (Airbnb, Amazon, etc.)
Pour cela, il vous faudra acheter le nom de domaine avec la bonne terminaison pays (d’ailleurs : achetez-les dès que possible, vous en serez propriétaires).

 

La technique des sous-domaines basés sur un nom de domaine gTLD (global Top Level Domain)

Il s’agit d’ajouter des sous-domaines par pays, exemple : ca.site.com pour le Canada, ou es.site.com pour l’Espagne par exemple.
Cette technique est souvent utilisée quand la terminaison du pays sur lequel nous souhaitons aller n’est pas disponible.
L’avantage c’est que vous ne devrez détenir qu’un seul nom de domaine pour configurer toutes les versions internationales possibles (donc pas de frais supplémentaires pour les noms de domaine, même si les coûts sont plutôt faibles dans le cas n°1 proposé).
Si vous souhaitez utiliser cette technique, il sera toutefois opportun (si vous le pouvez) d’acheter les noms de domaines ccTLD et de les rediriger vers l’URL gTLD, exemple : site.ca redirigera vers ca.site.com
L’inconvénient principal de cette technique est que le signal de géolocalisation envoyé à Google est nettement moins fort que la première technique.
Google ne pourra pas vraiment savoir si le /es ou /ca est utilisé pour se géolocaliser dans un pays ou bien pour indiquer que votre site est en langue espagnole ou canadienne. Pour lever cette zone de floue, il faudra alors paramétrer un ciblage géographique dans la Google Search Console, et bien d’autres techniques SEO.

 

La technique des sous-répertoires basés sur un domaine gTLD (global Top Level Domain)

Il s’agit d’ajouter une terminaison de langue après le nom de domaine principal du site web , exemple : site.com/es pour l’Espagne ou site.com/ca pour le Canada.
L’atout principal : vous gardez le même nom de domaine pour tous vos sites, et cela vous permet de renforcer davantage votre notoriété.
C’est une option qui est sensiblement identique à la n°2, puisqu’elle ne donne pas non plus de signal fort de géolocalisation à Google, et il faudra suivre les mêmes recommandations citées précédemment.

 

En bref, il faut arbitrer : 

– Soit on privilégie un signal de géolocalisation fort, mais cela sera nécessairement plus chronophage dû aux back-offices séparés
– Soit on se facilite la vie avec le même nom de domaine, mais d’autres paramétrages seront nécessaires pour faire comprendre à Google votre volonté.
Si vous avez un doute, n’hésitez pas à nous contacter, nous serions ravies de pouvoir vous aider à y voir plus clair
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